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Sureté aéroportuaire : au cœur du dispositif, l’optimisation des Points d’Inspection Filtrage (PIF).

Pour assurer la sécurité et la sureté des passagers en vol ou dans les zones réservées, des postes d’inspection filtrage ont été mis en place dans tous les aéroports afin de détecter la présence d’armes ou d’explosifs. C’est un métier délicat qui doit associer rigueur, tout en préservant la fluidité du trafic, et la satisfaction des passagers.

Avec la prolongation de l’état d’urgence et la menace d’attentats qui plane sur la France, ce type de dispositif se généralise partout, et a été perfectionné avec de plus en plus d’appareillage. Dans les aéroports, il nécessite la présence d’un coordinateur de zone et d’au moins deux opérateurs par PIF : un homme et une femme. Ils doivent gérer le flux des passagers et s’assurer que chacun d’entre eux a été contrôlé. Ces opérateurs, qui vont occuper plusieurs postes dans la journée, et notamment celui de surveillant au scanner des bagages, doivent avoir une formation spécifique avec des recyclages permanents. Côté planification, il faut vérifier qu’il y ait toujours la présence d’une femme par tranche horaire pour assurer la fouille, et faire tourner le personnel sur les différents postes pour qu’ils conservent la compétence.

Le recours à des sociétés de sureté

Les aéroports en général font appel à des sociétés de sureté, avec lesquelles, ils signent un engagement de moyens. Aujourd’hui, la tendance est plus orientée vers une obligation de résultats. Ce qui veut dire que ces sociétés de sureté s’engagent sur les tailles maximales de file d’attente ou sur le minimum de retards dus au passage en PIF. Par conséquent, les sociétés de sûreté doivent évaluer la charge de travail au PIF et la couvrir de manière optimale pour respecter leurs engagements contractuels. Pour se faire, elles utilisent les informations sur les vols : la destination, le taux de remplissage de l’avion, etc…. Sans oublier la prise en compte de la « qualité » des passagers : par exemple, le vol du matin Marseille-Paris va contenir une majorité de personnes réalisant un déplacement professionnel. Ces personnes sont habituées à passer les contrôles. Elles connaissent parfaitement les consignes à respecter, et sont plus rapides au poste de filtrage (en moyenne une minute). Au contraire, les voyageurs occasionnels ou accompagnés d’enfants ne savent pas toujours ce qu’ils doivent faire, et les agents passent plus de temps à les contrôler (en moyenne supérieur à trois minutes). Donc à partir des horaires, de la destination et de la période, on peut anticiper le taux de remplissage et les types de passagers, afin de dimensionner au mieux le nombre d’opérateurs et de PIF requis.

Auteurs :

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Claudine Antonini
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Raoul Tagliarini

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